Ma neutralité suisse a saboté mes projets
Les meilleurs projets sont ceux qui divisent. Mon réflexe suisse de neutralité, vouloir plaire à tout le monde et ne prendre aucun parti, a fait capoter plusieurs de mes projets. Ceux qui ont marché assumaient une position très précise.
Les projets qui marchent sont ceux qui divisent
Le succès d’un projet ou d’une personne, c’est toujours une histoire de réactions. Ce que les gens ressentent en se retrouvant face à la chose. Et c’est très souvent émotionnel.
Ce que je constate, c’est que les meilleurs projets sont ceux qui divisent. Ceux où on sait immédiatement, en les voyant, si c’est pour nous ou pas. Quand c’est pour nous, on rejoint le projet ou on suit la personne en se sentant faire partie d’un tout : une vision qu’on partage, des valeurs qu’on partage. On se sent compris, on est dans un espace agréable.
Ne jamais laisser indifférent
C’est en partie pour ça que Logan Paul retombe toujours sur ses pattes. Cet influenceur américain a accumulé les polémiques, il a même été banni de YouTube, et il atteint quand même des sommets dans à peu près tous les domaines.
Son explication : il faut que les gens ressentent une émotion forte devant son contenu, positive ou négative, peu importe. Le but, c’est de ne jamais laisser personne indifférent. Parce que ce qui laisse indifférent, on l’oublie.
Les films qui m’ont laissé de marbre, je ne m’en souviens pas. Pirates des Caraïbes, par contre, tu le vois et ça te marque. C’est pareil pour les projets. C’est peut-être pareil pour mes vidéos : tu es peut-être tombé sur l’une d’elles en te disant « ça me parle vraiment », ou au contraire « c’est quoi ce truc, ce n’est pas du tout pour moi ».
Le réflexe de la neutralité
C’est ça qu’il faut essayer de faire, et c’est très difficile pour moi. Peut-être parce que je suis suisse et qu’on est habitués à la neutralité : plaire à tout le monde, ne pas prendre parti.
Beaucoup de projets que j’ai faits ne prenaient aucun parti. Aucun n’a tenu.
Old Purpley, du violet et rien d’autre
À l’inverse, mes projets qui ont très bien marché étaient tranchés. Une page à thème Instagram, par exemple, qui s’appelait Old Purpley. Uniquement une esthétique très précise, le vaporwave de l’époque, et uniquement en violet.
Les gens qui aimaient les photos en rouge n’étaient pas là. Il n’y avait que du violet. Résultat : énormément d’abonnés, et des gens vraiment fans, investis, presque hardcore.
Trancher et assumer
C’est ce que j’ai envie de mettre en place davantage. Dans mes vidéos, mais aussi dans mes projets professionnels. Trancher, assumer, prendre position.